Actuellement, la « permaculture » est très à la mode. Tout le monde en parle et le terme est très souvent cité. Cependant, très peu connaissent réellement ce que l’on entend par permaculture. Tendance New Age pour certains, branche ultra radicalisée de l’agroécologie pour d’autres… les idées divergent et chacun accorde sa propre définition à la permaculture sans vraiment savoir de quoi il s’agit. Une question se pose alors : qu’entend-on exactement par permaculture ?

La permaculture : ni du jardinage classique ni une tendance moderne

Pour mieux comprendre ce qu’est la permaculture, il faut comprendre ce qu’elle n’est pas ! Et il faut savoir que la permaculture n’est ni de l’agroécologie, ni une mode récente, ni une nouvelle technique de jardinage, ni une méthode ancestrale et encore moins u  n rêve idéaliste où il s’agit de ne rien faire ! Qu’est-elle dans ce cas ? Eh bien, on peut considérer la permaculture comme un modèle conceptuel.

Dans la pratique, la permaculture repose sur un principe, simple à dire certes, mais pas si facile à respecter : « agir avec et non pas contre la nature ». Pour arriver à cet idéal, les adeptes se basent sur l’observation de la nature et sur l’appréciation de toutes les facettes des connaissances en rapport avec la nature (techniques traditionnelles et récentes découvertes).

La permaculture peut ainsi être considérée comme, d’une part, une philosophie aidant l’Homme à ne faire qu’un avec la nature et d’autre part, comme un outil permettant de créer un écosystème viable et durable. Mais quelle que soit la définition adoptée, l’objectif final reste le même : faire de l’Homme un acteur majeur de la protection d’une planète durable et vivable.

Que fait-on en permaculture ?

Etant un modèle de conception, la permaculture ne se limite pas à deux ou trois domaines. Son champ d’application va de l’agriculture, à l’habitat, en passant par l’utilisation optimale de l’eau et la gestion efficace des énergies. Pour beaucoup d’adeptes de permaculture, leur principale activité est le design.

En effet, en permaculture, outre l’observation de la nature, les adeptes passent le plus clair de leur temps à créer des jardins, gérer des communautés ou des bio-régions et à devenir auto-suffisant dans l’écosystème créé.