Les mots "raisonnable", "durable", "autre croissance"... sont passés dans le vocabulaire commun des gens de gauche comme de droite, réunis pour sauver la planète (autour de leur pavillon au moins !)
Un seul mot résiste encore et leur soulève le coeur au point qu’ils n’envisagent pas de le "racheter". Au contraire, il semble incarner le diable, l’enfer, il leur sert d’épouvantail et comptent bien l’utiliser pour entretenir les nouvelles peurs millénaristes.
Le mot "décroissance", Serge Latouche parle "d’a-croissance", est certainement le seul petit vocable sur lequel l’écologie politique de gauche peut espérer se reconstruire.
http://www.dailymotion.com/video/x2ba0t_serge-latouche-la-decroissance_politics

Vos commentaires
# Le 24 juillet 2007 à 07:50, par Madeleine
Ici à La Réunion, on se rend compte du prix réél du transport via les prix de l’alimentation et des denrées de base en général. Tout paraît cher. Le bio paraît un luxe inaccessible.
Les légumes viennent de La Réunion ou d’Afrique du Sud.
Sur l’île, il y a essentiellement une production d’importation, la canne à sucre, de la culture de vanille et de quelques épices (curcuma, cannelle). Beaucoup ont des jardins, des poules et produisent leurs légumes.
La nature est généreuse, c’est vraiment dans ce genre de contexte qu’on le voit : oranges, pamplemousses, citrons, chouchous (sorte de légume qui poussent sur une liane, très facilement), avocats, bananes, clémentines, fruits de la passion... on pourrait se nourrir de fruits !
# Le 25 juillet 2007 à 10:20, par Madeleine
Frugivores comme nos frères les singes, laissons pousser nos poils !
# Le 25 juillet 2007 à 20:00, par je ne suis que de passage...
Il n’y a pas de singes à La Réunion...Peut être est-ce pour cela qu’il reste des fruits :-)
Une île, c’est une petite planète, on peut y étudier facilement les équilibres import/export. On se rend bien vite compte que vivre à l’européenne (pour une grande partie de la population) ne correspond en rien aux capacités de l’île. En 2003 les importations sont de 3236 Millions d’€ et les exportations de 238 Millions d’€. L’île est donc incapable de vivre de ce qu’elle produit, tout comme la planète. Ici ça se chiffre précisément, au niveau de la planète ça commence à se voir, et certains commencent à chiffrer les enjeux(rapport stern), mais on n’en est encore qu’au comptage économique. Pour les impacts sur l’environnement...et sur l’homme, ça n’a pas l’air d’intéresser grand monde.
Il ne sera pas aisé de changer pour plus d’équilibre, la prise de conscience reste faible sur ces enjeux.
En attendant, dans quelques mois, les mangues et les litchees....locaux.
Répondre à ce message