Pendant l’été, la Commission Européenne n’est pas en vacances... En effet, elle vient de prendre deux décisions mettant en jeu la santé des européens.
Mercredi dernier, la Commission a ouvert un peu plus la porte aux végétaux génétiquement modifiés en autorisant, pour 10 ans, l’utilisation, la transformation et l’importation de 5 variétés de maïs OGM, (2 produits Pioneer, 2 produits Monsanto et 1 produit Syngenta). Un autre maïs Syngeta (le Bt11) a vu son autorisation renouvelée. Ne pouvant être cultivés dans l’Union européenne, ces 6 maïs sont utilisables pour l’alimentation humaine et animale. Autrement dit, en autorisant les OGM dans la nourriture, manger devient un danger permanent pour les consommateurs.
En outre cela constitue pour les producteurs locaux soit une concurrence déloyale, soit une incitation à entrer encore plus dans un productivisme qui nous coûte si cher en dégâts environnementaux par le gaspillage et la pollution des eaux. Voire pour de nombreux producteurs sans scrupules à soutenir le lobbying industriel demandant l’autorisation des OGM.
Et depuis mi juillet, la Commission européenne a adopté une communication <http://www.journaldelenvironnement.net/fckeditor/editor/dialog/europa.eu/rapid/pressReleasesAction.do?reference=IP/10/957&format=HTML&aged=0&language=FR&guiLanguage=en>
ouvrant la voie à un assouplissement des règles adoptées pour lutter
contre l’encéphalopathie spongiforme bovine (ESB) ou « maladie de la
vache folle », notamment par la levée de l’interdiction des farines
animales pour les non-ruminants comme les porcs, les volailles ou les
poissons.
Après avoir rendu les vaches "folles", l’Europe autorise à nouveau de
jouer avec l’alimentation des animaux destinés à la consommation humaine
: curieusement elle demande aux Etats des durcissements budgétaires -
qui ne peuvent se traduire que par moins d’agents de contrôle sanitaire
, mais elle redonne des autorisations qui ont conduits à des
catastrophes récentes.
Nous n’oublions pas les 100 000 tonnes de farines bovines qui ont été
stockées pendant des années à Châtillon-sur-Thouet (Deux-Sèvres) et les
millions d’euros d’euros dépensés à 30 centimes par tonne et par jour.
Dans ces deux cas, les études réalisées, les évènements du passé et les moyens de contrôle actuels ne suffisent pas à protéger la santé des consommateurs.
Les Verts-Europe-écologie de Poitou-Charentes s’insurgent contre ces deux décisions pouvant mettre en péril les filières saines de culture et d’élevage paysans de notre territoire rural. Nous demandons à l’état de prendre toutes les précautions nécessaires afin de préserver les animaux et les consommateurs.
Communiqué de presse du 30 juillet 2010

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