Le vent d’hiver a fait bruire le grand laurier
et craquer la vieille maison.
Depuis la « chambre des parents »
où je m’éveille désormais
c’est mon enfance, mes bien-aimés,
c’est mon enfance que j’entends
sous vos pas retenus, vos murmures étouffés.
Malgré les ans
au même lieu à la même heure
vous tremblez de la même impatience joyeuse.
Avec vous
mes bien-aimés
je savoure le même instant de grâce et d’innocence.
Contre l’amer savoir
que pas à pas se retire l’enfance
je vous confie à la promesse du Nouveau-Né.
Depuis deux mille ans
On a tant chanté Noël
Croyez-le bien mes bien-aimés,
On a tant chanté Noël
Qu’à la fin il revient.
JF Herouard
A Sébastien et Roger
Noël 2009

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