Anecdote : Mr G se rend à La Rochefoucauld avec sa remorque (- de 1000kg) pour acheter du terreau revendu par Calitom (16).
File d’attente de 800m, succès de l’opération !
Pas moins de trois personnes pour les servir : accueil, chargement et pesage.
Tous les clients présents avaient des remorques similaires : quelle utilité de les peser sachant que de 0 à 1000 kg de terreau emporté, il leur en coûtera 5 euros ?
Mr G repartira avec 760 kg de terreau, et quelques semaines plus tard, il recevra 3 documents imprimés au format A4 en guise de facturation !!
Soucieux d’économiser un timbre et un chèque, il paiera directement au bureau du trésor.
Là, une 4ème personne, après quelques manipulations informatiques, lui remettra un 4ème document imprimé au format A4.
Mr G, forgeron de formation, devevenu mécanicien puis commerçant, s’insurge contre un système pensé par de soit disant "intellectuels" sensés servir efficacement la société.
A-t-il raison ? A-t-il tord ?
Pas énarque mais plein de bon sens, il propose une organisation oh ! combien plus rationnelle : le type du chargeur, charge (1 godet = 5 euros), remet un bon et encaisse un chèque.
Bilan : 2 emplois inutiles supprimés, un travail d’enregistrement comptable simplifié, du papier et des timbres économisés.
Mr G n’aurait jamais pu faire l’ENA, son fonctionnement cérébral est décidément trop rationnel.
Sébastien.

Vos commentaires
# Le 11 septembre 2007 à 17:10, par Jean Révéreault Président de CALITOM
Le compostage à domicile est plus écologique que tout autre forme collective qui suppose des moyens matériels de traitement des déchets verts, du transport de déchets verts d’abord, de compost ensuite… sans parler des autres consommations. Ainsi le papier des courriers qui attestent du fait que nous vivons dans une société organisée, dans laquelle les collectivités jouent un rôle d’intermédiaire entre les gens.
Quant au tarif tout serait simple si chacun clonait les gestes de son voisin et réciproquement surtout s’il s’agissait de pratiques écolos.
Mais il faut faire avec la (bio)diversite des comportements : ainsi certains prennent 500 kg de compost en une seule fois, d’autres dcinq tonnes en 10 fois, et encore d’autres 800kg en deux fois.
S’ajoute à cette diversité la somme des obligations réglementaires qui impose notamment la constitution de régies de recettes sur chaque site permettant ainsi de percevoir les dites recettes de la vente de compost.
Le choix de CALITOM est un compromis ; il a été fait par des gens qui n’ont pas fait l’ ena, des élus qui ressemblent comme deux gouttes de sueur ou de sang aux citoyens qui les élisent et qui à leur tour ont été, ou pourront être élu.
Reste que définitivement, la meilleur solution pour le compost serait que chaque producteur de déchets verts puisse lui même les transformer en compost pour en faire bénéficier son jardin ou celui de son voisin. Pour les autres et en attendant, la collectivité organise rationnellement le service en valorisant au mieux et en limitant aussi les nuisances.
# Le 11 septembre 2007 à 20:59, par Abes
merci d’avoir pris le temps de répondre, Jean.
Je sais aussi que les contraintes règlementaires et les compromis sont souvent là pour éviter les dérives.
Mais, lorsqu’ils pèsent au point de mettre en péril la rentabilté d’une entreprise ou d’une action, il faut chercher à tout prix à les allèger.
Il faut également prendre en compte une dimension plus politique : les gens sont encore très frileux face à nos idées ou à nos comportements "bio", alors nous devons les convaincre rééllement de la nécessité et de l’efficacité de leur engagement dans cette démarche.
La moindre faille dans le système nous décrédibilise directement et "durablement"
Amitiés vertes.
Sébastien
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