Madeleine Labie

Conseillère Municipale d’Angoulême
Déléguée au Grand Angoulême


Madeleine Labie

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La « galère » des transports en commun nuit à la santé des salariés en Ile-de-France

jeudi 11 février 2010

Mots-clés : Santé , Transports

L’étude « Stress et transports en Ile-de-France » menée par le cabinet spécialisé Technologia montre que la « galère » des déplacements dans la région à un impact considérable sur la santé physique et mentale des salariés. Une psychologue du travail, un ergonome et un sociologue ont interrogé quelque 150 représentants de personnels et directeurs de relations humaines (RH) pour ce travail. Ils estiment que « le temps passé dans les transports, en rendant les salariés moins énergiques et moins disponibles, en les exposant à l’opprobre des managers contrôlant leur ponctualité et en modifiant leur rapport au travail, est un catalyseur multifactoriel des risques psychosociaux (stress, dépression) ». Les employés d’Ile-de-France passent en moyenne 1h30 par jour dans les transports en commun. Et ce qui était autrefois une parenthèse de quiétude avant le bureau est devenu un véritable enfer. Force est de constater que les conditions de transports n’ont cessé de se dégrader et que les déplacements sont de plus en plus pénibles pour les usagers : problèmes techniques sur les lignes, retard, rames bondées, voyage effectué debout, insécurité... L’épreuve est devenue « malheureusement bien banale » explique le manifeste de Technologia. Du côté des employeurs, on ne prend pas toujours en compte ces difficultés et on affiche souvent un manque de compréhension et de souplesse face aux retards : « la responsabilité d’accepter un poste mal desservi depuis le domicile repose en dernière instance sur le salarié. Jeu de dupes puisque le marché du travail empêche de faire la fine bouche » précise l’étude.

Technologia émet une série de propositions pour améliorer la situation, comme l’obligation de mettre en place des navettes dans les lieux de travail mal desservis par les transports en commun, la proposition du covoiturage, la solution du télétravail ou encore la création d’un observatoire du stress lié aux transports en commun. Et il y a urgence puisque, face à la flambée des loyers, de plus en plus d’entreprises sont obligées de quitter Paris intra-muros pour aller s’établir en banlieue.

L’Expansion, lundi 8 février, www.lexpansion.com

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