"Je me réjouis de l’adoption aujourd’hui d’une telle délibération, en faveur de laquelle les Verts s’étaient déjà prononcés lorsqu’elle avait été proposée.
Cette délibération a pour objectif de renforcer la représentativité de notre conseil communautaire en tenant compte du poids démographique des communes.
Je souhaite vous proposer une annexe à joindre à cette délibération, qui pourrait s’intituler "Voeux pour un conseil communautaire plus représentatif" et qui reprendrait les points suivants :
"Nous, délégués communautaires, souhaitons inviter les communes de la COMAGA à prendre en compte les critères suivants lors de la désignation des futurs délégués communautaires :
une place juste à l’opposition. Je n’oublie pas que j’ai été élue par 52% de 63% d’électeurs, soit moins d’un tiers des électeurs angoumoisins. La réalité de ma légitimité démocratique appelle donc également une humilité quant à ma représentativité.
Je propose donc qu’à partir de 4 délégués communautaires, une place au moins soit réservée à un élu d’opposition.
une place juste aux femmes. La question de la parité, en vigueur dans nos conseils municipaux, est très lointaine ici (nous ne sommes que 10 femmes aujourd’hui, soit 1/4 des délégués communautaires).
Je propose donc que la parité soit respectée par chaque commune.
une place juste aux sensibilités politiques. Le bicolore rose / bleu est un peu tristounet alors qu’il existe des oranges, des rouges, et de beaux verts qui pourraient compléter harmonieusement notre assemblée.
Je propose donc qu’à partir de 4 délégués communautaires, les communes représentent au mieux les sensibilités politiques qui les composent.
Enfin, en vrac, une place juste de la diversité culturelle, des différents âges de la vie et notamment des jeunes, des origines professionnelles.
Il va ensuite sans dire que ces critères, pour garantir une démocratie représentative réelle, seraient également réfléchis pour la composition du bureau communautaire.
J’attire votre attention sur le fait que la première version de la délibération proposait, je cite "de porter le nombre de vice-présidents à 14, permettant ainsi à tous les maires d’être présidents ou vice-présidents de commission". Cette proposition fort maladroite a été enlevée de la délibération d’aujourd’hui.
Jean-Claude Besse a fort justement insisté sur le fait qu’avec le SCOT, les 39 délégués communautaires allaient tous cumuler beaucoup de fonctions et qu’il valait mieux répartir la charge de travail.
Je vous propose donc d’ouvrir le bureau communautaire, les présidences et vice-présidences de commissions à des élus non maires.

Vos commentaires
# Le 14 novembre 2009 à 14:40, par François ELIE
Merci Madeleine pour cet voeu qui t’honorait.
Dommage qu’au moment de le concrétiser, et sous un prétexte sans aucun rapport (la présence ou non d’un suppléant aux commissions) le principe (les principes c’est important) soit si vite oublié.
Une poste de plus à l’opposition pour 4 nouveaux. C’était grand et généreux ? Simplement juste. Et anticipant sur une évolution législative probable. Là ce fut une augmentation de 9... sans un siège pour l’opposition.
Elu par 47,6% des angoumoisins, je représenterai donc seul l’opposition à la Comaga. 1/20, c’est 5%. La démocratie participative est effectivement bien loin de la démocratie représentative...
# Le 15 novembre 2009 à 16:36, par Madeleine
La distance entre ce que je souhaite et la réalité est souvent grande, je ne suis pas maire d’Angoulême, et ce n’est ni la première ni la dernière fois malheureusement je pense...
Cependant, une chose me chagrine... Que le suppléant de l’opposition n’ait jamais assisté à aucune commission à la COMAGA, que certains élus municipaux de l’opposition ne soit présents à aucune commission ou conseil municipal, que la représentante de l’opposition n’ait jamais assisté à aucun CA du lycée où je siège, que la représentante de l’opposition soit extrêmement peu présente au CA de l’OPH où je siège...
Je ne sais pas ce qu’il en est des autres instances où l’opposition a une place, mais comme "la liberté de la presse s’use si on ne s’en sert pas", il me semble que les droits de l’opposition s’usent si on ne s’en sert pas...
C’est dommage, je suis très attachée à l’existence d’une opposition, élément fondamental de démocratie.
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