Madeleine Labie

Conseillère Municipale d’Angoulême
Déléguée au Grand Angoulême


Madeleine Labie

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Bio/Agro/Nécro/carburants

dimanche 28 juin 2009

Projet de loi Grenelle 1, deuxième lecture, passage en commission la percée insidieuse des agrocarburants...

Le passage en seconde lecture devant la Commission des Affaires Economiques du projet de loi dit « Grenelle 1 » a été l’occasion d’une longue passe d’armes entre le sénateur Jacques MULLER et une partie de la majorité UMP sur la question ultra sensible des agrocarburants.

Le sénateur MULLER y défendait un amendement visant à rétablir la disposition adoptée en première lecture au Sénat, mais supprimée en commission à l’Assemblée Nationale, qui remplaçait définitivement le terme de biocarburants par celui d’agrocarburants.

Ebranlée par les nombreux arguments de sémantique développés par le sénateur MULLER qui a notamment insisté sur la confusion et le contresens total introduits par le vocable « bio », la majorité s’est ressaisie pour se ranger, comme à l’accoutumée, derrière le rapporteur UMP : la Commission est revenue sur la décision prise en séance publique au Sénat, s’aligne sur la position des députés, et confirme le terme erroné de « biocarburants » !

Cet acharnement à rétablir un terme manifestement erroné ne surprend guère : dans la foulée, la Commission a retenu les cinq ( !!!) amendements curieusement identiques - tant dans leur rédaction que dans l’exposé des motifs — déposés par quatre sénateurs UMP dont le rapporteur et par le groupe centriste. « La production en France des biocarburants » n’est désormais plus « subordonnée à l’obligation de mener des expertises exhaustives et contradictoires sur leur bilan écologique et énergétique » mais simplement à de nébuleux « critères de performance énergétique et environnementale »...

Le masque est désormais jeté : il s’agit pour la majorité présidentielle, qui a toujours indéfectiblement relayé les exigences du lobby céréalier, d’ouvrir en grand la porte dans notre pays à ces cultures qui privilégient l’alimentation des voitures à la nourriture des hommes. Encore fallait-il les rendre présentables devant l’opinion publique : d’où cette opération lamentable de green-washing qui les repeint fallacieusement en « bio »...

Le sénateur Jacques MULLER estime que la crédibilité du Grenelle est en jeu, et annonce que la bataille en séance publique les 1 et 2 juillet sera chaude !

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